La dernière fois

Un jour de Février 2016, je me séparais de ma voiture, de ma Peugeot 205, de ma grande amie à quatre roues, de ma fidèle coéquipière. Ce jour, vous l’imaginez, ne fût pas très joyeux. Même si je ne doutais pas de ma décision, j’avais le cœur gros. Alors quand officiellement elle fût cédée à la casse du coin, je n’ai pas pu retenir ma larme. Au delà du fait de me séparer de mon principal habitat, je me séparais aussi de cinq ans de souvenirs. Je tournais la page de ma précarité joyeuse.

C’est presque avec la même émotion que j’écris ce dernier article sur ce blog. Ce fût un réel plaisir de vous partager des anecdotes ou des réflexions sur la précarité pendant presque toute l’année 2017. Là encore je dois tourner une page…Une de plus. Ainsi va la vie que je remercie de m’avoir fait vivre une telle aventure. Aujourd’hui je veux écrire un livre sur le sujet de l’eau et j’espère très vite me racheter un véhicule pour recommencer à y coucher de temps en temps. J’ai en tête un Van Volkswagen T4 !

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Quand la précarité aide encore

Dans cet avant-dernier article, je souhaite parler de mon expérience d’écriture de ces 205 articles que j’ai écrit de Janvier à Novembre 2017. Quand je me suis séparé de MA PEUGEOT 205* en février 2016, j’avais en tête d’écrire le plutôt possible un livre (ou un blog) sur les avantages à vivre la précarité. Pourquoi cet empressement ? Car j’étais en train de tourner la page de la précarité et j’avais donc l’appréhension d’oublier. Je voulais laisser une trace, un témoignage pour tous ceux qui le trouveraient utile.

Pour le moment, je ne souhaite plus faire un livre de ce blog, cependant l’écriture quotidienne de ces mini-articles sur la précarité m’ont beaucoup aidé, notamment à traverser la période de transition si difficile psychologiquement. Ces articles m’ont permis de clarifier pourquoi je gardais un bon souvenir de cette période précaire et aussi de comprendre quel genre d’artiste j’étais. Ce qui n’est pas rien quand on fait des choses « trop » originales. Même loin de la précarité, celle-ci m’a encore aidé à créer.

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L’adversité n’est pas un frein mais un moteur

Quand le précaire parvient à la résilience, il n’y a alors plus rien à attendre de la précarité, l’individu a fait son travail d’être humain à savoir transformer une faiblesse de surface (le statut social) en force intérieure (stoïcisme). Il ne s’est pas laissé piégé par l’apparence misérable de la précarité. Le titre « La précarité joyeuse » sous-entend la résilience tout comme le titre d’un livre bien connu d’un spécialiste de la résilience « Un merveilleux malheur » écrit par Boris Cyrulnik.

Selon lui, la résilience en psychologie : c’est la capacité à vivre, à réussir, à se développer malgré l’adversité. Je ne dis rien de différent dans tous les articles de CE BLOG*. L’adversité n’est pas un frein mais un moteur. Si vous pensez cela alors vous n’avez pas d’autre issue que la joie, si par contre vous pensez que l’adversité est un frein, la précarité sera une expérience douloureuse. Pour conclure, je dirai que ce n’est pas la précarité le problème mais notre vision de celle-ci qui l’est.

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La musique de ma précarité

Nous avons tous des musiques ou des chansons. qui collent à des souvenirs (bons ou mauvais). Si je devais en donner une que j’ai écouté au moins un million de fois pendant mes années à coucher dans ma voiture, je prendrai sans hésiter « Rise » composé pour le film « The Dark Knight », par Hans Zimmer compositeur allemand à Hollywood. Je vous invite d’ailleurs à écouter cette musique qui résume magnifiquement le message de tous les articles de « La précarité joyeuse ».

Au début de la musique, on sent que l’on descend vers le bas, et que rien n’y fait, la vie nous emmène encore et encore au fond comme si nous avions tout contre nous. On ne se sent pas aidé, on se sent seul dans sa détresse, rien ni personne ne vient à nous comme si nous devions trouver nous-même quelque chose, mais quoi sinon nous-mêmes. C’est là que la musique nous fait sentir qu’on vient de toucher enfin le fond. Il nous reste alors plus qu’à nous élever (Rise) encore et encore vers LA RÉSILIENCE*.

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La précarité artistique

Joseph Beuys

Il y a quelques jours, je suis tombé sur une vidéo étonnante d’un ARTISTE ALLEMAND* Joseph Beuys qui parlait de la place de l’art dans l’existence humaine. Je trouvais que son exposé faisait écho avec mon expérience de précaire du fait que son œuvre était inséparable de son parcours de vie. On parle de lui d’ailleurs comme d’un artiste-pédagogue, ce qui me semble correspondre à mon profil artistique, puisque j’expérimente moi-même ce qui plus tard donnera une vidéo ou un texte.

Nous avons atteint les 200 articles sur ce blog, alors la question qui me vient est la suivante : et si mon expérience de précarité nomade était en réalité une œuvre artistique sociale que l’écriture de ces articles sur ce blog parachève? Si oui, alors on pourrait comprendre pourquoi je cherche constamment à montrer la beauté intrinsèque de la précarité. Tout comme Joseph Beuys, je pense que nous sommes tous des artistes, chaque existence est, selon moi, une œuvre artistique que nous avons le pouvoir de transformer en quelque chose d’infiniment beau.

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L’altruisme comme socle

Depuis toujours je n’ai jamais cessé vouloir le bonheur de l’autre qu’il soit mon ami ou mon ennemi. Adolescent déjà je cherchais dans mon coin les racines qui rendaient l’être humain malheureux (moi inclus évidemment). L’ART* a été l’outil de recherche que j’ai choisi malgré moi. Et particulièrement la vidéo, l’écriture est venu après. Si bien qu’aujourd’hui, quand je réalise un projet ou une expérience j’ai en tête qu’il serve au moins à une personne à l’autre bout d’internet afin qu’elle se libère de sa souffrance aussi.

Quand j’ai vécu ces années de très grande précarité dans ma voiture, la difficulté était amoindri quand je pensais à celui où celle qui allait voir une de mes vidéos ou lire un de mes articles ou eBook. Selon moi, je mettais du temps dans un dessein noble. Je pense que c’est entre autre pour cela que je ne me suis jamais senti pauvre pendant ma période de précarité. Je me sentais utile pour les autres.

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Jouer à vivre

Je ne vois pas de meilleur indicateur pour évaluer notre autonomie psychologique à vivre l’adversité que notre capacité à jouer avec la difficulté telle une eau de torrent. Dans cet état d’esprit, il n’est pas question de nier les inconvénients ou les obstacles mais bien au contraire, les prendre en compte et nous sonder pour déterminer s’ils ont une influence sur nous. Soit nous les subissons et alors nous suivons leur petitesse, soit ils nous amusent et on peut alors les utiliser pour des desseins nobles.

Jouer à vivre c’est épouser toutes les épreuves bonnes et mauvaises que la vie daigne nous envoyer pour les transformer dans un dessein ALTRUISTE*. Nous ne sommes jamais à notre service mais nous servons la vie et c’est comme cela que l’on se libère. Et jouer demande d’être libre, il n’y aucun plaisir à jouer quand on est attaché à quelqu’un ou quelque chose. Le titre « La précarité joyeuse » a été choisi dans ce sens à savoir que la précarité vécue joyeusement n’a pas de pouvoir sur l’individu mais est au service de ce dernier.

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Sur la route avec un chien

Vivre dehors dans une ville est potentiellement dangereuse. Il existe selon moi deux solutions pour remédier à cela qui est de coucher dans son véhicule comme je l’ai fait pendant près de cinq années ou s’accompagner d’un ou plus plusieurs chiens. Je ne connais pas cette façon de faire mais je souhaite un jour le vivre (même pour quinze jours). Je suis intrigué par la relation fraternelle qui se crée avec un chien dans la beauté de l’adversité matérielle du quotidien d’un nomade.

Quels sont les avantages de vivre la précarité avec un compagnon canin ? Ils sont nombreux (théoriquement). Le chien semble être un parfait « psychologue » puisque on lui parle de tout et il semble nous « écouter ». Il est toujours gai et content d’être avec nous malgré notre situation sociale et notre odeur si bien malgré nous il est difficile de rester propre. Il nous protège d’un rixe avec un ou des individus. Il est notre meilleur copain pour jouer et quand on vit la précarité c’est fondamental de JOUER*.

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Le jeûne, la méthode de soin universelle

Le jeûne est une forme de précarité puisque le principe consiste à se priver de nourriture pendant un certain temps. Il en existe de différentes sortes mais le but reste le même qui est d’améliorer la santé générale du corps. Le jeûne est accessible à tous, il ne coûte surtout pas cher à pratiquer. La difficulté n’est donc pas matérielle mais psychologique comme la précarité justement. Dès que l’on commence, les premiers jours sont toujours rudes puis on apprend peu à peu le stoïcisme.

Et c’est tant mieux car le jeûne permet au corps de faire un énorme nettoyage. Plus la personne est intoxiquée plus le jeûne sera difficile. Mais seul le résultat compte, et si la santé physique est au top la psyché se portera à merveille. On cherche (ou on se rassure avec) des solutions curatives parfois compliquées et onéreuses, alors que le jeûne est une solution incroyable par sa simplicité, son accès et surtout son efficacité. C’est d’ailleurs comme cela que LES ANIMAUX* font naturellement pour se soigner ou réparer la fracture d’un os.

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Manger bio dans la précarité

Parfois quand l’argent n’est pas suffisant on en est réduit à manger des pâtes, c’est bien connu ! D’ailleurs beaucoup se sont payés des voyages ou d’autres plaisirs tout aussi désirables en économisant sur leur alimentation. Faire UN JEÛNE* peut apparaître aussi très judicieux. À l’inverse, à cause ou grâce au manque de confort matériel dans la précarité, l’alimentation (hors l’excès d’alcool) est le seul véritable plaisir qu’on ne souhaite généralement pas sacrifier.

Je me souviens de mon colocataire de parking qui dormait dans son Espace Renault, il n’aimait pas aller faire les poubelles ou les restos du cœur pour s’alimenter au quotidien, il préférait dépenser la quasi totalité de son rsa dans de l’alimentation biologique. Cela peut surprendre au départ mais en réalité c’était plutôt bien réfléchi car quand on vit dehors ou dans son véhicule, on est amené à devoir choisir stratégiquement la qualité à la quantité. Le bio est alors tout indiqué !

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